En bref : Le célèbre collier associé à Nazli, ancienne reine d’Égypte, est un bijou de Van Cleef & Arpels composé de 673 diamants, pour près de 200 carats. Son histoire, marquée par un vol et des récits de malédiction, mêle pouvoir royal et fascination pour le mystère antique. Rien ne prouve toutefois qu’une malédiction soit à l’origine de ses mésaventures.
Le collier maudit de la reine d’Égypte, un bijou chargé d’histoire
Son éclat évoque volontiers un trésor pharaonique, mais ce collier appartient à une époque bien plus récente que l’Égypte ancienne. Créé par la maison Van Cleef & Arpels, il aurait été réalisé pour Nazli, épouse du roi Fouad Ier, à l’occasion du mariage de sa fille Fawzia en 1939.
La pièce rassemble 673 diamants, pour un poids total d’environ 200 carats. Un bijou précieux, pensé pour une cérémonie liée au pouvoir royal, qui a depuis alimenté les récits et les spéculations. L’histoire racontée par ELLE retrace cette trajectoire singulière.
Une légende égyptienne entre faits et récits
Le surnom de « collier maudit » transforme les épisodes mouvementés de son histoire en récit presque romanesque. Mais la malédiction relève de la légende : les sources disponibles documentent un bijou convoité et dérobé, pas un phénomène surnaturel.
La confusion vient aussi de l’imaginaire associé à la mythologie égyptienne. Entre symboles, tombeaux et trésors, la légende égyptienne offre un décor puissant, sans pour autant faire de ce collier un artefact antique. Le récit consacré à la reine Nazli revient sur cette réputation énigmatique.
Du mystère antique au vol du collier de Nazli
Le collier a été dérobé lors d’un vol qui a contribué à nourrir son aura. La succession d’événements a parfois été présentée comme une malédiction, mais le terme relève surtout du récit médiatique : un objet rare attire les convoitises, et son histoire se charge de mystère.
Cette distinction compte. Le mystère antique renvoie ici à l’imaginaire suscité par l’Égypte, tandis que l’histoire documentée est celle d’une création joaillière du XXᵉ siècle. Le collier de Nazli n’est donc pas un vestige de l’Égypte ancienne, même si son destin emprunte aux codes du récit archéologique.
| Élément | Repère |
|---|---|
| Propriétaire associée | Nazli, ancienne reine d’Égypte |
| Maison de joaillerie | Van Cleef & Arpels |
| Composition rapportée | 673 diamants, environ 200 carats |
| Occasion liée à sa création | Le mariage de Fawzia en 1939 |
Pourquoi le « collier maudit » fascine encore
Parce qu’il concentre plusieurs imaginaires en une seule pièce : la haute joaillerie, la monarchie et les mystères associés à l’Égypte. Le mot « maudit » donne une couleur dramatique à son parcours, mais le véritable ressort de l’histoire reste la rencontre entre un bijou exceptionnel et une époque de bouleversements.
Le parallèle avec l’affaire du collier de Marie-Antoinette montre aussi combien les bijoux royaux deviennent des objets de récit, parfois bien au-delà de leur valeur matérielle. La célèbre affaire française relève d’une autre histoire, mais confirme l’attrait durable pour les joyaux liés au pouvoir.

